Une nouvelle culture de la coopération



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Nous croyons que les différentes crises qui secouent l'humanité ne pourront être résolues durablement que par un changement de culture. Il devient urgent de passer d'une culture de la compétition à une nouvelle culture de la coopération.


L'ancien paradigme est devenu obsolète

La grande majorité des organisations et des collectifs humains qui composent le tissu de notre société sont construits autour de systèmes de valeurs et de modes de fonctionnements issus de l'ère industrielle (hiérarchie, individualisme, division des tâches, compétition, contrôle, normalisation, prédominance de l'intelligence cartésienne et de la planification au détriment de l'intuitif et de l'agilité). Ces systèmes ne nous semblent plus adaptés au monde actuel, devenu beaucoup trop complexe et mouvant. Cette inadéquation s'exprime:
  • Au niveau sociétal au travers de crises économiques, écologiques et sociales
  • Dans nos organisations, par de la perte de sens, des conflits interpersonnels et du désengagement
  • Ou au niveau individuel par la perte de motivation ou de confiance en soi pouvant aller jusqu'au burn out ou autre crise existentielle.

Un nouveau paradigme a émergé

Depuis une trentaine d'années, de nouvelles méthodes de gouvernance fleurissent pour se réunir autrement, décider ensemble, distribuer le pouvoir, synchroniser les actions et s'ajuster dans l'ici et maintenant et trouver l'équilibre entre horizontalité, verticalité et profondeur.

Il ne s'agit pas d'outils miracles mais de cadres apprenants, qui lorsqu'ils sont pratiqués dans la durée, permettent:
  • Un changement de posture individuelle, offrant à chacun·e l'opportunité de libérer son pouvoir créateur en se mettant au service d'une raison d'être commune
  • Un changement de culture collective, qui invite à passer d'un paradigme du prévoir et contrôler au paradigme du ressentir et ajuster.

Un changement de posture ne se transmet pas, ne s'apprend pas. Il se révèle au coeur de l'expérience. Une culture ne se décrète pas, ne se conçoit pas. Elle émerge par la rencontre et l'expérienciation humaine, dans les odyssées que chaque personne et chaque groupe traverse lorsqu'il essaye de faire autrement. Elle se transmet de proche en proche, de pair à pair. Un peu comme un nouveau langage, qui se façonne dans les écoles, les entreprises, les collectivités, les clubs de poney ou de foot et se propage au gré des conversations.

Les acteurs de la transition doivent changer leurs façons d'Être et de Faire Ensemble

  • Elles ont besoin de mettre en cohérence leurs pratiques internes de gouvernance avec les valeurs promues vers l'extérieur.
  • Pour motiver leurs parties prenantes à contribuer pleinement et dans la durée, elles se doivent d'offrir un cadre à la fois convivial et efficient, qui place l'humain et le lien social au coeur de leurs dynamiques internes. Ceci tout en restant innovantes et centrées sur la réponse aux besoins de leurs bénéficiaires.
  • Elles inscrivent bien souvent dans leur modèle juridique et économique le défi de devoir faire coopérer des parties prenantes dont les intérêts, les visions du monde et les expériences collectives peuvent être très différentes (administrateurs bénévoles, pouvoirs publics, usagers, salarié·es),
  • Elles ont tout intérêt à mutualiser leurs ressources entre structures, et donc à inventer des modes de gouvernance coopérative inter-structures en phase avec leurs enjeux, rompant par là avec la mise en concurrence.

  • La prise de conscience de cette nécessaire transformation est de plus en plus généralisée. En témoigne l'engouement autour des entreprises libérées, du bien-être au travail, du management participatif, de la démocratie participative et des nouvelles formes de gouvernance.
  • Ces démarches sont en mesure d'apporter une réelle valeur ajoutée en ce qui concerne le faire ensemble dans ces organisations.