Un modèle économique à co-designer



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Aujourd'hui, le modèle économique de la plateforme tel qu'il est envisagé à l'issue de la saison 2, pourrait se modéliser ainsi :
  • Un bien commun, au centre, qui rassemble les parties prenantes et doit être alimenté pour fonctionner et se développer
  • Des flux monétaires contribuent aux besoins de ce bien commun (les flèches rouges pleines)
  • Des flux en monnaie complémentaire peuvent équilibrer des échanges entre pairs au sein de la communauté apprenante (les flèches rouges pointillées)

Le dessin ne figure pas les facturations directes des Compagnon·nes pour leurs prestations.

Nous nous appuyons sur un modèle de plateforme coopérative ouverte, pour financer des communs qui bénéficient à l'ensemble des parties prenantes. C'est un modèle innovant, qui fait partie intégrante des éléments à co-designer dans la saison 3.


Codesigner le modèle économique,
ça m'intéresse !


Des contributions régulières
  • D'un côté les contributions des Jardinier·es: pour participer au financement de la plateforme et de ses communs, les Jardinier·es s'engagent à verser une contribution régulière en participation consciente. Chaque Jardinier·e décide de son montant mensuel, qui sera prélevé automatiquement et peut le revoir à la hausse ou à la baisse à n'importe quel moment.
  • De l'autre celles des Compagnon·nes, qui contribuent en participation consciente selon leur activité, à financer les communs pédagogiques et la plateforme.

Des dons ponctuels, du mécénat de compétences, qui pourraient être soutenus par la création d'une fondation abritée qui viendrait financer certains projets de la SCIC.

Des recettes liées aux COOC, ainsi que celles du MOOC programmé avec Colibris en janvier 2019 (participation consciente).

Des prises de parts sociales au capital de la SCIC pour devenir sociétaire via une catégorie d'associés (Jardinier·e·s, Compagnon·ne·s, Partenaires, Salarié·e·s)

Le recours aux banques, organismes de financement solidaire, prêt participatif, pour apporter la trésorerie nécessaire aux deux premières années de lancement de l'activité.

La recherche de financements publics

A noter que la plateforme dans un premier temps ne s'occupera pas de facturation : les Jardins seront autonomes dans leurs modèles économiques pour recevoir des contributions directes. De même les Compagnon.nes sont autonomes pour facturer leurs prestations.

Depuis de nombreuses années l'UdN cherche des façons d'utiliser les monnaies complémentaires pour son modèle économique. La plateforme offre un espace de pratique nouveau et d'envergure pour stimuler les échanges pairs à pairs au sein de la plateforme, la création de communs et apporter un modèle économique alternatif complémentaire aux échanges en euros et au bénévolat.

Le co-design de la monnaie complémentaire pour la plateforme a démarré au début de la saison 3.

Plutôt qu'une monnaie locale communautaire, nous choisissons le principe de troc basé sur l'architecture d'un SEL (Système d'échange local) car ce système permet une création monétaire par les utilisateurs pour leurs propres besoins, au moment nécessaire. Elle se révèle plus démocratique/décentralisée à l'utilisation avec une dynamisation économique supérieure. De plus ce n'est pas une monnaie spéculative, elle est directement centrée sur la dynamisation des échanges, et elle ne peut être thésaurisée.

Ce Système d'Echange est pensé pour pouvoir être utilisé en dehors de la plateforme UdN, et cela de deux façons :
  • Il n'est pas réservé aux utilisateurs de la plateforme, il peut donc être utilisé par d'autres acteurs;
  • Sa monnaie pourra être utilisée dans d'autres systèmes d'échange, dans une logique d'intersel.
En effet, pour que cette monnaie ait une valeur d'usage réelle, l'enjeu est d'arriver à une masse critique et une diversité de services échangeables.

En quelques mots, la stratégie actuelle se décline comme suit:

D'ici fin décembre 2018: mobiliser la communauté autour des contributions. Objectif : 50K€.
Parallèlement créer la SCIC et constituer un capital de 50K€. Si les contributions sont à la hauteur de nos attentes, nous finirons l'année à l'équilibre et le capital viendra constituer une réserve de trésorerie importante pour l'année qui suit.

2019: Renforcer la communauté des Compagnon·nes, développer un cran plus loin la communauté de Jardinier·es, renforcer les fonds propres grâce à l'entrée de nouveaux associé·es et un emprunt et/ou subventions de 100K€ .
Cependant l'année devrait se terminer avec un déficit. L'emprunt/les subventions permettront de bénéficier de la trésorerie nécessaire pour financer les dépenses malgré cela.

2020: L'activité et le nombre d'associé·es se renforcent mais la structure continue d'être déficitaire en fin d'année. Cependant le niveau de fonds propres permet toujours d'assurer la trésorerie.

2021: retour aux bénéfices en fin d'année, la structure devient capable de s'autofinancer.

Un compte de résultat prévisionnel et un plan de financement ont été établis pour les 3 prochaines années. Tous les détails sur ce document.